Le blog des Maisons familiales rurales

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La mobilité européenne à la MFR de Ramonchamp : plus que jamais !

Un échange Franco-Allemand depuis 2002

Ils ont fêté leur dixième anniversaire ! Comme chaque année, les jeunes de la classe de 3ème de la MFR « Les 4 vents » de Ramonchamp (Hautes-Vosges) reçoivent en janvier leurs correspondants allemands : une trentaine de jeunes âgés de 14 ans du collège « IGS Oberaar » de Taunusstein (land de la Hesse). Des jeunes issus d’un collège traditionnel qui découvrent pour la première fois la France mais aussi le système scolaire par alternance et l’option « agri » « équin’ ». Dans un premier temps chaque classe échange soit en français, soit en allemand, anglais ou espagnol puis les jeunes apprennent à mieux se connaître en se rencontrant.

Un programme riche en découvertes dans chacun des pays

Au menu de cette semaine d’intégration à la MFR : des visites culturelles, des activités sportives mais aussi des cours de langues en commun. Enfin, une soirée spectacle où chaque nationalité fait preuve d’originalité pour terminer  agréablement  la semaine. Au mois de mai de la même année, les jeunes français se rendent en Allemagne où ils résident dans une auberge de jeunesse à Wiesbaden. Une ville bourgeoise et thermale, un véritable dépaysement pour les jeunes  ruraux. Accueillis chaque jour dans le collège, des cours communs sont organisés pour eux, ainsi que des visites culturelles mais aussi professionnelles comme  la  « Pfingstturnier ». Il s’agit d’un tournoi international où les meilleurs cavaliers du monde de quatre disciplines se produisent dans le  magnifique château  de la ville : une extraordinaire soirée, incontournable pour les jeunes cavaliers de la MFR.  Des échanges riches et épanouissants pour les jeunes apprenants où l’on apprend en s’amusant, subventionnés par l’Office Franco-Allemand pour la jeunesse.

« Dans un contexte de mondialisation de l’économie, la nécessité d’apprendre les langues est une évidence,  encore faudrait-il l’aborder de manière innovante pour en donner l’envie » souligne Joëlle Jeandel, coordinatrice  des programmes européens à la MFR « Les 4 vents » de Ramonchamp.

Tous les ans, le maire de Taunnustein, fils d’agriculteur, se fait un plaisir de recevoir les jeunes français  avec leurs amis allemands et de leur parler de sa commune richement boisée et de l’organisation des élections d’un maire en Allemagne… Encore un exemple des liens étroits que ce type de programme d’échange européen permet d’établir dans la durée.


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« Développons les alternances » : colloque national des MFR – 28 et 29 novembre 2012

L’Union nationale des Maisons familiales rurales (MFR) organise le mercredi 28 et le jeudi 29 novembre prochains au Centre des Congrès de la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris deux jours de formation à l’attention de 800 responsables du mouvement (président, administrateurs, directeurs, formateurs) sur le thème « Développons les alternances » (livret du participant téléchargeable ici).

D’une étonnante modernité face aux enjeux du moment, les spécificités associatives et éducatives des MFR nécessitent néanmoins des adaptations et des évolutions afin d’offrir une réponse cohérente aux besoins de formation et d’individualisation de plus en plus compliqués.
Ces deux jours ont donc pour objectifs de travailler la diversification des parcours et des statuts (formation scolaire, apprentissage, contrat de professionnalisation, formation continue, VAE…) pour répondre au développement des territoires et à la promotion des personnes ainsi que pour inscrire l’accompagnement personnalisé des jeunes et des adultes dans une logique de parcours tout au long de la vie.

Principaux temps forts des journées :

Mercredi 28 novembre :
10h30 Le contexte de la formation professionnelle, introduction de Vincent Merle, professeur au CNAM.
11h15 Table-ronde avec Yves Hinnekint, Directeur d’Opcalia, Djamal Teskouk, président du FPSPP, François Bonneau, Président de la commission éducation de l’ARF, Isabelle Carru-Rouch, réseau des CARIF-OREF.
14h/18h Ateliers : des expériences à partager.

Jeudi 29 novembre :
8h45 Approche sociologique de l’apprentissage par Gilles Moreau, sociologue.
9h30 Table-ronde avec des acteurs de l’apprentissage.
11h Ateliers.
14h Quels outils nationaux pour développer les alternances par Julien Veyrier, directeur de Centre Inffo.
15h L’éducation tout au long de la vie : un enjeu mondial par Yves Attou, Président du Comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie.
15h45 Clôture des travaux par Thierry Repentin, ministre délégué chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.


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Histoire des Arts en 3ème : découverte du Jazz à la MFR de Machecoul

Les jeunes de 3ème de la MFR de Machecoul ont la chance, pour la deuxième année consécutive, de bénéficier d’un parcours pratique original de découverte du Jazz. La Maison familiale rurale bénéficie pour cela d’un partenariat avec la salle de concert Pannonica, près de Nantes. Succès garanti pour cette opération qui permet tout d’abord à chacun de s’initier à la MFR aux tablatures, à l’improvisation et au rythme « jazzy », en présence de musiciens « pros » (bassiste, batteur, saxo).

Une fois ce jeune public mis en appétit par cette première découverte, direction la salle de concert pour assister à deux concerts privés, par les groupes Tangerine et Mix City ! La salle, particulièrement adaptée à ce type de prestation, place les spectateurs à seulement quelques mètres des musiciens, et permet ensuite des échanges fructueux sur les instruments, les métiers de la musique…

Au retour à la Maison familiale, les jeunes ont d’ores et déjà pu échanger sur leurs impressions, leurs ressentis, à l’issue du premier concert auquel ils ont déjà pu assister ensemble. « Autant d’éléments qui pourront alimenter leurs futurs dossiers qui serviront de base à leur oral « Histoire des Arts » comptant pour l’obtention du Diplôme National du Brevet » nous confie Cédric Praud, moniteur responsable de ce projet…


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La MFR organise un séjour en Suède rempli de saveurs pour des restaurateurs vosgiens

La Maison Familiale Rurale antenne CFA de SAULXURES a proposé et organisé un séjour professionnel. Pendant 1 semaine, un groupe de 12 professionnels vosgiens (maîtres d’apprentissage et ou de stage restaurateurs, cuisiniers, gérants de structure d’accueil et 3 formateurs de l’antenne CFA de la MFR de SAULXURES) intervenant dans le secteur de la restauration et du tourisme ont effectué un séjour à Stockholm. Ce séjour se déroulait dans le cadre du programme européen Leonardo formation tout au long de la vie. L’objectif était la découverte de l’organisation du secteur restauration en Suède et de la formation hôtellerie restauration.


Les 2 premiers jours ont été consacrés à des visites en groupe (lycée hôtelier de Stockholm, accueil par l’Institut Français à l’ambassade de France, visite commentée du marché couvert de Saluhall avec la découverte de produits spécifiques suédois (poissons, viandes, charcuteries) et entretien avec Danyel COUET cuisinier à la double nationalité (franco-suédoise) à la tête de 11 restaurants sur la capitale Suédoise) avec des concepts tous différents (f12).

Les 2 jours suivants ont permis à chacun des membres du groupe de vivre une immersion en entreprise : restaurant pour les professionnels en cuisine ou en salle et Lycée (pour F.DERSOIR Formatrice). Ce Temps fort a permis de belles rencontres et des observations concrètes sur l’organisation du travail. Très bien accueillis par les chefs suédois, les participants français ont pu comprendre les différences avec la France et pour certains reviennent avec des recettes typiquement suédoises et des idées d’organisation.

Le dernier jour était réservé à 2 visites culturelles tout d’abord l’écomusée SKANSEN (premier du genre à avoir été ouvert en Europe). Le groupe a pu assister à une démonstration de fumage de saumon et découvrir les rennes et élans utilisés dans de nombreuses préparations culinaires. La dernière visite s’est faite au VASAMUSEET présentant un bateau de guerre tout en bois ayant fait naufrage le jour de sa mise à l’eau en 1628 dans le port de Stockholm et renfloué en 1961. Le musée le présente en entier remarquablement restauré et mis en valeur.

Les maîtres d’apprentissage et de stage sont bien conscients de la chance qu’ils ont eu de rencontrer et d’échanger avec leurs homologues suédois. Fort de ce dépaysement et de ces belles rencontres, les participants professionnels du groupe reviennent en France avec de nouvelles idées. Admiratifs de l’esprit d’innovation cultivé par le peuple suédois, nul doute que ces vosgiens auront aussi envie à leur tour d’innover. Ils envisagent aussi de devenir lieu d’accueil de stage pour des lycéens suédois. En définitive, ce fut une belle aventure professionnelle !

Un article transmis par la MFR de Saulxures (88)


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Eric BRAS, moniteur en MFR et blogueur « au service des Personnes et des Territoires »

Eric Bras, moniteur en Maison familiale rurale, nous explique les raisons qui l’ont amené à s’intéresser aux réseaux sociaux dans le cadre de sa profession.

CB : Où exerces-tu ?

Eric Bras : depuis environ 20 années, j’exerce ce métier de formateur ou d’enseignant dans une petite commune rurale de Bretagne – normal pour une MFR qui souhaite répondre aux besoins de la population et du territoire.

CB : Qu’est-ce qui t’a amené vers les MFR et la formation par alternance ?

EB : Après des études universitaires, je me suis orienté vers le monde de l’éducation et de l’enseignement. Durant ma scolarité, j’ai rencontré des personnes motivées et surtout des individus qui aiment leur métier et qui veulent transmettre leur savoir tout en prônant une pédagogie proche des élèves. J’ai voulu rendre cette image et cette disponibilité aux jeunes que je rencontrerais. C’est pourquoi je me suis orienté vers le monde de la formation.

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Mon parcours m’a mené du Finistère, d’où je suis originaire, à l’Ille-et-Vilaine en passant par la Haute-Savoie. Ceci m’a permis de prendre conscience que la formation par alternance est actuellement une voie vers la réussite des jeunes qui ne s’adaptent pas à l’enseignement classique et qui veulent utiliser leurs connaissances pour trouver leur voie professionnelle.

CB : Quels sont tes champs d’intervention ?

EB : Mon cursus universitaire m’a donné la possibilité de dispenser des cours dans des matières différentes comme les maths, le français, le sport, l’économie, l’informatique et les territoires ruraux, et bien d’autres encore, une caractéristique que l’on rencontre souvent dans les Maisons Familiales Rurales.

CB : Qu’est ce qui t’a poussé à utiliser des outils informatiques et à créer un blog ?

EB : Pour répondre à cette interrogation, il faut se rappeler que depuis environ 5 ans l’éducation a subi une réforme qui a bouleversé le paysage de la formation professionnelle. Certains établissements ont dû modifier leur formation et également signer des conventions de partenariat afin de proposer un cursus répondant aux besoins des familles et aussi du territoire.

La Maisons familiale rurale de Baulon (35) s’est par exemple associée avec la MFR de Goven pour créer un pôle Services aux Personnes et, depuis peu, je suis responsable de l’enseignement des matières liées aux territoires ruraux auprès des classes de Première et Terminale du baccalauréat professionnel « Services aux Personnes et aux Territoires » (SAPAT), anciennement appelées « Services en Milieu Rural » (SMR).

Face à cela, je me suis mis aux nouveaux outils informatiques de communication comme le blog, à l’utilisation des logiciels libres et au suivi de revues de presse personnalisées tournées vers les territoires ruraux. Ce sujet me tient à cœur car aujourd’hui il me semble nécessaire de valoriser et de défendre nos petits « chez nous ».

Alors, j’ai décidé de partager ma vision personnelle des territoires ruraux ainsi que l’avenir qui se dessine en créant quelques outils comme :

Un blog intitulé « Services et territoires Ruraux » : http://ericbras.eklablog.com

Une page Facebook : http://www.facebook.com/pages/Préservons-nos-Territoires-Ruraux

Deux revues de presse : http://www.scoop.it/t/territoires-ruraux-et-services

http://www.scoop.it/t/le-patrimoine-culturel-rural


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« Les formations par alternance au coeur des métiers » : avec les MFR et « Vendée-Métiers »

L’AFPI (CFA de l’industrie), l’ICAM (école d’ingénieurs), l’IUT (antenne de La Roche sur Yon) et les MFR de Vendée (Maisons Familiales Rurales) organisent « Vendée-Métiers » les 8 et 9 décembre 2012 au Vendéspace.

En partenariat avec la Chambre de Métiers, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, la Chambre d’Agriculture, Pôle Emploi, Cap Emploi et les missions locales, le Vendée-Métiers sera le lieu de rencontres et d’échanges, pour ceux qui souhaitent découvrir un large éventail de métiers préparés par alternance en Vendée, du CAP à BAC +5.

Sur les deux jours, le public pourra assister à des démonstrations de métiers et à des conférences. Il rencontrera des professionnels, des jeunes en formation et des partenaires spécialistes de l’orientation.

Cet événement permettra de présenter plus de 300 métiers dans 25 filières professionnelles sur 2 500 m² d’exposition et les formations par alternance préparées par l’AFPI, l’ICAM, l’IUT et les MFR, afin de contribuer à l’orientation scolaire des jeunes.


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Les MFR lancent le concours de clips vidéo « J’aime l’alternance ! »

Le concours de Clips vidéo « J’aime l’alternance », organisé par l’Union nationale des MFR avec le soutien de la Fondation Orange, s’adresse à l’ensemble des jeunes inscrits dans les Maisons familiales rurales.

L’objectif principal du concours « J’aime l’alternance » est de permettre à des groupes d’élèves, d’apprentis ou de stagiaires de Maisons familiales rurales de s’exprimer positivement sur leurs séjours en entreprise : Comment je vis mon stage ? Quels intérêts ? Pourquoi ? Quelles relations ai-je avec mon maître de stage (ou maître d’apprentissage ou mon tuteur) ? Quels soutiens ai-je de leur part ? Quels sont les plus (les avantages) de l’alternance ?…

C’est aussi l’occasion de valoriser le maître de stage ou d’apprentissage et d’insister sur le dialogue nécessaire jeune/maître de stage ou d’apprentissage/parents/moniteurs.

Le but est de valoriser l’alternance des MFR : des jeunes, dans tous les cycles de formation, doivent pouvoir témoigner de ce que leur apporte ce système éducatif.

Il s’agit pour cela, dans un premier temps, de réaliser une (ou plusieurs) vidéo(s) percutante(s) d’une durée volontairement courte (60 secondes +/- 30 secondes) avec un style proche d’un clip ou d’une pub autour du thème : J’aime l’alternance. Pour ce faire, un travail de réflexion et de construction d’un scénario préalable est indispensable. Les contenus des référentiels liés à l’expression, à la communication et au outils informatiques et numériques peuvent servir de support à ce travail.

Il s’agit, dans un deuxième temps, de communiquer également sur les réseaux sociaux sur la façon dont est vécue l’alternance par les jeunes des MFR afin de sensibiliser un nouveau public de jeunes.

Tous les établissements du réseau des Maisons familiales rurales peuvent participer à ce concours libre et gratuit.

Sous la responsabilité d’un moniteur, un (ou plusieurs) groupe volontaire de 2 à 4 jeunes maximum se constitue et produit une vidéo respectant le cadre du règlement précisé ci-dessous (objet, éthique, droit à l’image…).

Les meilleures vidéos seront sélectionnées par un jury national. Elles seront présentées lors de la prochaine assemblée générale des Maisons familiales rurales et bénéficieront d’une diffusion sur les espaces numériques institutionnels (Chaine Youtube des MFR, site internet, page Facebook…). Les premiers groupes gagnants seront récompensés par des lots en fonction de leur classement.

Documents à télécharger :

Présentation du concours « J’aime l’alternance ! »

Règlement du concours « J’aime l’alternance ! »

Annexes du concours « J’aime l’alternance ! »

Affiche du concours « J’aime l’alternance »


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Première session de perfectionnement « TICE » au Centre National Pédagogique des MFR

La première session de formation de perfectionnement des moniteurs à l’utilisation des outils numériques dans un cadre pédagogique vient de se dérouler au Centre National Pédagogique des MFR à Chaingy, le mois dernier. Quatorze moniteurs de MFR, de compétences informatiques très diverses, ont donc pu bénéficier pour certains d’une initiation ou d’autres d’une remise à niveau sur des points plus précis. Tous ont pu échanger sur leur pratique et débattre sur différents thèmes d’actualité comme par exemple : « les réseaux sociaux et les jeunes ».

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Le programme de formation, largement basé sur des séquences pratiques, était dense : présentation des espaces numériques institutionnels, utilisation de logiciels de présentation dynamiques et interactifs (Powerpoint, différents logiciels libres et gratuits). Le groupe a également pu assister à une démonstration de l’utilisation d’un TBI (Tableau Blanc Interactif). Chacun est donc reparti dans sa MFR avec des savoir faire supplémentaires et de nouvelles idées pour outiller leur pratique de la pédagogie de l’alternance…


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Rencontre du groupe national « TICE » à l’Union Nationale des Maisons familiales rurales

Le 23 octobre dernier, le groupe national « TICE » des  Maisons familiales rurales s’est réuni à l’UNMFREO pour faire le point sur les nouveaux espaces d’apprentissage numériques. Ce fut l’occasion d’effectuer un état des lieux des pratiques existantes, une étape qui a permis à chacun de constater la richesse et la diversité des innovations sur le terrain. Développement de plateformes libres de type Agora Project ou Chamilo, création d’outils de gestion des stages à distance, développement d’intranet sous Moodle ou choix de plateformes commerciales : les MFR se sont bel et bien engagées sur le territoire numérique…

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Un  autre enjeu face à ces révolutions en marche est de bien savoir définir ces nouveaux espaces de travail, de façon à choisir le meilleur outil en fonction des besoins des établissements. Ainsi, un ENT (Espace Numérique de Travail)  d’ancienne génération orienté vers la gestion administrative (suivi des notes à distance, création de bulletins ou de conventions de stage) peut évoluer vers des espaces interactifs via de nouveaux modules de type « e-learning » (échanges de documents, messagerie instantanée, cahiers de texte numérique déjà obligatoires dans l’EN depuis 2010 et qui le deviendront bientôt à l’EA…), mais ceux-ci ne pourront pas forcément devenir de réels LMS (Learning Management System) destinés à gérer la FOAD (Formation Ouverte A Distance) ou la FOR privilégiée dans certaines MFR (Formation Ouverte au Réseau). Il existe également des CMS (Content Management System) permettant de gérer le contenu de formation, qui peuvent être aussi des « outils-auteur » (des modules permettant aisément de créer des séquences pédagogiques multimédia, interactives et évaluables à distance).

Une approche trop administrative, même si elle répond aux attentes des parents et des élèves entretenant déjà de bons rapports avec l’école (surtout en ce qui concerne la consultation des notes à distance), ne risque-t-elle pas de rebuter les jeunes et notamment ceux les plus en difficulté qui, certes seront surveillés numériquement, mais ne raccrocheront pas pour autant davantage aux apprentissages ? Par contre, pour des jeunes ayant dû s’absenter pour maladie par exemple, il peut être intéressant de disposer en ligne de modules de rattrapage ou de cours à télécharger… Tout est une question de mesure et surtout de projet : quelle place donner à ces outils dans le contexte global de l’éducation et de la formation des jeunes ? Quelle vision ?

La tendance est de préférer les outils libres aux outils commerciaux, cette solution permet une plus grande souplesse dans la réponse aux besoins des utilisateurs mais nécessite du temps de développement et des compétences bien spécifiques en interne, l’avantage financier n’est donc pas toujours évident. Parallèlement, le « Clouding » (hébergement dans le « nuage », c’est à dire sur de gros serveurs externalisés) rencontre un succès indéniable aujourd’hui, permettant de se dédouaner de la gestion de serveurs en interne tout en autorisant des espaces de stockage importants pour des coûts relativement limités, voire nuls dans le cas de certaines plateformes libres…

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Par Sam Johnston [CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

Une autre tendance est de soutenir et d’accompagner la gestion par les apprenants de leurs EAP (Espaces Personnels d’Apprentissage) ou PLE en anglais, agrégeant les outils et les ressources nécessaires susceptibles d’aboutir à de véritables environnements d’apprentissage tout au long de la vie… Cet accompagnement nécessite une formation des acteurs pédagogiques, afin qu’ils puissent diffuser eux-mêmes les « bonnes pratiques »…  Cette expression, critiquable sur le fond dans le sens où elle porte un jugement de valeur, est très en vogue dans le domaine des TICE et révèle le danger d’une forme d’extrémisme dans lequel il ne faut pas tomber quand on évoque le numérique. Pour obtenir l’adhésion du plus grand nombre, il est nécessaire de prendre en compte d’abord les freins rencontrés, les critiques de ceux qui, à raison, ne veulent pas s’engager « pour suivre une mode » ou au contraire craignent d’être laissés au bord du chemin…  L’outil numérique n’est pas incontournable et ne doit pas être posé comme tel, c’est un « outil en plus » dans la mallette du formateur, ni plus ni moins vertueux qu’un autre, et  qui ne doit pas entrer en opposition avec les autres pratiques existantes.

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Par Alfrmoldavie (Travail personnel) [CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

Des outils de mutualisation des pratiques et des temps de rencontres et de formation sont donc mis en place dans le réseau des MFR, et continueront à l’être, pour soutenir les équipes dans leur projet et les encourager à utiliser ce nouveau média que l’on appelle communément « Web 2.0 ».  Les besoins sont repérés et les attentes sont importantes pour :

  • créer du lien entre les différents acteurs de la formation par alternance
  • faciliter la prise de parole des jeunes
  • accompagner des pratiques déjà existantes et foisonnantes chez les jeunes
  • permettre la co-construction des savoirs entre apprenants et formateurs
  • mettre en ligne des ressources partagées, et créer un réseau autour d’un thème donné
  • renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe, à un établissement, à un réseau
  • individualiser et modulariser les parcours et les évaluations
  • favoriser l’autonomie dans les apprentissages
  • appréhender l’informatique dans un contexte professionnel
  • maîtriser son identité numérique et construire son portfolio de compétences

Pour faciliter l’utilisation de ces nouveaux outils et espaces numériques, il apparait nécessaire :

  • de ne pas construire des « usines à gaz » mais des espaces « utiles et beaux »
  • de prendre en compte la résistance au changement, de ne pas tomber dans l’extrémisme
  • d’intégrer la place des outils numériques dans le projet global des établissements
  • de respecter le cadre pédagogique de l’alternance dans le recours à ces nouveaux outils
  • d’accompagner la gestion temporelle de ces outils par les apprenants, notamment sur les temps de rupture générés par l’alternance
  • d’accompagner la gestion temporelle de de ces outils par les formateurs, pour ne pas oublier le tutorat « en réel »
  • de prendre en compte l’évolution du profil des nouveaux formateurs, issus de la « génération Y »
  • de former progressivement les formateurs au C2i2e

En conclusion, certaines interventions résument bien les préoccupations pragmatiques des moniteurs de l’alternance des MFR concernant le numérique : « L’idéal, c’est un ENT administratif carré, respectant les préconisations de la CNIL et la sécurité des données, et d’un espace d’apprentissage plus ouvert, s’appuyant sur une base de contenus institutionnels », « la pédagogie de l’alternance doit rester le « pour quoi ? » et les outils numériques le « comment ? »… »


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Les MFR présentes lors du Colloque du 500ème numéro des Cahiers Pédagogiques

Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, a inauguré le mardi 30 octobre dernier le colloque « Vous avez dit pédagogie ? L’école dans les médias et les réseaux sociaux »  organisé à l’occasion de la parution du 500ème numéro des Cahiers Pédagogiques par le Cercle de recherche et d’action pédagogiques (CRAP). Cet évènement était organisé en partenariat avec l’association des journalistes éducation (AJE) et avec le soutien de la MGEN. Les Maisons familiales rurales étaient présentes, invitées par Philippe Watrelot, président du CRAP et organisateur de cette journée. Nous représentions donc l’enseignement agricole dans une assemblée essentiellement composée d’enseignants et de syndicalistes de l’éducation nationale : une journée riche en débats et en rencontres, notamment avec de nombreux blogueurs spécialisés dans les questions éducatives (Luc Bentz, Michel Guillou, Jean-Roch Masson, Ostiane Mathon, Stéphanie de Vanssay, Guillaume Touze…).

Vincent Peillon a commencé par rappeler les enjeux de la récente concertation pour la refondation de l’école, en faisant un parallèle avec le slogan des Cahiers Pédagogiques : « Nous allons changer l’école, c’est un projet de société (…) et c’est bien à l’école de changer la société ». Il a également évoqué le « combat stérile » opposant « pédagogues » et « républicains », un débat qu’il juge « faux intellectuellement et historiquement ».

La première table ronde réunissait Marie-Caroline Missir (journaliste et présidente de l’AJE), François Jacquet-Francillon (ancien rédacteur en chef de la Revue française de pédagogie), Yann Forestier (adhérent du CRAP et thésard sur le thème de l’école et les médias) et Gaétane Chapelle (conseillère de la ministre de l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles). Ces intervenants ont abordé la manière dont les médias audiovisuels et la presse en général traitent les questions d’éducation : il semblerait que ceux-ci ne se passionnent pas pour ces questions et qu’ils naviguent entre « clichés » et « marronniers »

En fond de scène, le « TwittWall » qui permettait de poser des questions via Twitter. Vous pouvez consulter le compte-rendu Storify #500Cahiers de cette journée réalisé par S. de Vanssay à cette adresse (une sélection de « live tweets »  ou » tweet en direct » émis ce jour là avec la balise #500Cahiers choisie pour cet évènement)

Une seconde table ronde a abordé le thème de l’intégration des réseaux sociaux dans la diffusion des pratiques pédagogiques. Elle rassemblait Serge Pouts Lajus (chercheur), Luc Cédelle (journaliste), Stéphanie de Vanssay (adhérente CRAP et coprésidente d’e-lab),  Christine Vallin et Patrice Bride (tous deux rédacteurs en chef des Cahiers Pédagogiques). Le débat s’est orienté sur le thème des « freins » rencontrés, et surtout sur celui des risques qu’un certain « extrémisme » pourrait  engendrer : le numérique ne devant pas devenir la règle unique et la non prise en compte des avis opposés pouvant entraver la diffusion concertée du numérique en pédagogie. La gestion du temps passé à gérer le flux continu d’informations, et les risques « d’infobésité » a également été évoquée. Mais au final, tout le monde s’est accordé sur la nécessaire prise en compte de ces outils dans les apprentissages : « Freinet aujourd’hui, aurait utiliser Facebook ou Twitter » s’est même risquer à avancer l’un des participants…

Dans le courant de l’après-midi, la Compagnie « Entrées de Jeu » , spécialisée dans le « théâtre forum » ou théâtre d’intervention, a mis en scène la délicate question de l’évaluation : plusieurs personnes ont pu ainsi monter sur scène pour donner leur vision de cette question « en action ». Une occasion d’évoquer les difficultés rencontrées au quotidien dans cette délicate mission par les enseignants ou les formateurs : la fameuse « constante macabre », le fait « qu’évaluer ses élèves, c’est aussi s’évaluer soi-même »

Bernard Defrance, intervient depuis la salle et lance : « je suis pour la dépénalisation des apprentissages ! », une belle façon de résumer les enjeux de ce débat, et dans la tonalité de cette journée : esprit d’ouverture et réflexions constructives pour une meilleure réussite des jeunes. Une tonalité qui correspond bien aux principes défendus par le mouvement des MFR, le CRAP est ouvert aux acteurs pédagogiques des différentes familles d’enseignement, à quand des moniteurs « crapistes » ?

Quelques vidéos diffusées à cette occasion :