Le blog des Maisons familiales rurales

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Les MFR présentes lors du Colloque du 500ème numéro des Cahiers Pédagogiques

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Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, a inauguré le mardi 30 octobre dernier le colloque « Vous avez dit pédagogie ? L’école dans les médias et les réseaux sociaux »  organisé à l’occasion de la parution du 500ème numéro des Cahiers Pédagogiques par le Cercle de recherche et d’action pédagogiques (CRAP). Cet évènement était organisé en partenariat avec l’association des journalistes éducation (AJE) et avec le soutien de la MGEN. Les Maisons familiales rurales étaient présentes, invitées par Philippe Watrelot, président du CRAP et organisateur de cette journée. Nous représentions donc l’enseignement agricole dans une assemblée essentiellement composée d’enseignants et de syndicalistes de l’éducation nationale : une journée riche en débats et en rencontres, notamment avec de nombreux blogueurs spécialisés dans les questions éducatives (Luc Bentz, Michel Guillou, Jean-Roch Masson, Ostiane Mathon, Stéphanie de Vanssay, Guillaume Touze…).

Vincent Peillon a commencé par rappeler les enjeux de la récente concertation pour la refondation de l’école, en faisant un parallèle avec le slogan des Cahiers Pédagogiques : « Nous allons changer l’école, c’est un projet de société (…) et c’est bien à l’école de changer la société ». Il a également évoqué le « combat stérile » opposant « pédagogues » et « républicains », un débat qu’il juge « faux intellectuellement et historiquement ».

La première table ronde réunissait Marie-Caroline Missir (journaliste et présidente de l’AJE), François Jacquet-Francillon (ancien rédacteur en chef de la Revue française de pédagogie), Yann Forestier (adhérent du CRAP et thésard sur le thème de l’école et les médias) et Gaétane Chapelle (conseillère de la ministre de l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles). Ces intervenants ont abordé la manière dont les médias audiovisuels et la presse en général traitent les questions d’éducation : il semblerait que ceux-ci ne se passionnent pas pour ces questions et qu’ils naviguent entre « clichés » et « marronniers »

En fond de scène, le « TwittWall » qui permettait de poser des questions via Twitter. Vous pouvez consulter le compte-rendu Storify #500Cahiers de cette journée réalisé par S. de Vanssay à cette adresse (une sélection de « live tweets »  ou » tweet en direct » émis ce jour là avec la balise #500Cahiers choisie pour cet évènement)

Une seconde table ronde a abordé le thème de l’intégration des réseaux sociaux dans la diffusion des pratiques pédagogiques. Elle rassemblait Serge Pouts Lajus (chercheur), Luc Cédelle (journaliste), Stéphanie de Vanssay (adhérente CRAP et coprésidente d’e-lab),  Christine Vallin et Patrice Bride (tous deux rédacteurs en chef des Cahiers Pédagogiques). Le débat s’est orienté sur le thème des « freins » rencontrés, et surtout sur celui des risques qu’un certain « extrémisme » pourrait  engendrer : le numérique ne devant pas devenir la règle unique et la non prise en compte des avis opposés pouvant entraver la diffusion concertée du numérique en pédagogie. La gestion du temps passé à gérer le flux continu d’informations, et les risques « d’infobésité » a également été évoquée. Mais au final, tout le monde s’est accordé sur la nécessaire prise en compte de ces outils dans les apprentissages : « Freinet aujourd’hui, aurait utiliser Facebook ou Twitter » s’est même risquer à avancer l’un des participants…

Dans le courant de l’après-midi, la Compagnie « Entrées de Jeu » , spécialisée dans le « théâtre forum » ou théâtre d’intervention, a mis en scène la délicate question de l’évaluation : plusieurs personnes ont pu ainsi monter sur scène pour donner leur vision de cette question « en action ». Une occasion d’évoquer les difficultés rencontrées au quotidien dans cette délicate mission par les enseignants ou les formateurs : la fameuse « constante macabre », le fait « qu’évaluer ses élèves, c’est aussi s’évaluer soi-même »

Bernard Defrance, intervient depuis la salle et lance : « je suis pour la dépénalisation des apprentissages ! », une belle façon de résumer les enjeux de ce débat, et dans la tonalité de cette journée : esprit d’ouverture et réflexions constructives pour une meilleure réussite des jeunes. Une tonalité qui correspond bien aux principes défendus par le mouvement des MFR, le CRAP est ouvert aux acteurs pédagogiques des différentes familles d’enseignement, à quand des moniteurs « crapistes » ?

Quelques vidéos diffusées à cette occasion :


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Auteur : christofbernard

Chargé de communication WEB - Union nationale des Maisons familiales rurales - 75009 PARIS

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