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Un MOOC peut-il pousser en MFR ? Retour d’expérience et mise en perspective d’un moniteur

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iitypa_logo_grandFormatSuite à son article « Qui veut surfer sur un MOOC ? » dans lequel Dominique THOMAS, formateur à la MFR de Tours- Val de Loire, nous a expliqué la mécanique et les enjeux du MOOC suite à sa participation à Itypa,  il revient dans ce nouvel article sur les perspectives pédagogiques offertes par cet outil selon lui.

MOOC et MFR ont la même structure : une structure en réseau. Dans un MOOC, chacun définit ses objectifs d’apprentissage, sa participation, choisit ses outils de publication. L’autonomie et la synergie sont privilégiées. Ces différents principes correspondent bien à notre culture.

Selon les organisateurs ce MOOC ITYPA a mobilisé très peu de ressources financières, et s’est par compte avéré très chronophage, ce qui correspond aussi à notre réalité professionnelle.

Dans la vie, chacun a ses « gourous ». Dans les sciences de l’éducation mon premier maître à penser, c’était Jacques Legroux. Je me rappelle avoir passé au crible son ouvrage « De l’information à la connaissance ». Dans ce parcours, il positionne le moniteur comme un médiateur entre les personnes, les contenus et les méthodes. C’est exactement cela l’enjeu du MOOC, et c’est au cœur de notre métier.

Pourquoi pas envisager un MOOC dédié à l’alternance entre pédagogie du réel et pédagogique du virtuel… ?

Nous avons dans notre réseau le sens de la transversalité, la culture du témoignage et de la réflexion collective : celle-ci pourrait être renforcée par cette forme d’échange !

Un MOOC n’est pas une panacée, mais une avancée pédagogique

Le parcours qu’il propose est difficile. Il relève à la fois de l’autoformation et de la socialisation des apprentissages. Les décrochages sont nombreux.

Pour ma part j’ai consciencieusement construit un blog, j’ai eu 110 commentaires dont 109 spam et un seul retour de participant…

Dans son écrin très coopératif, j’ai trouvé la formule pédagogique ultralibérale. Le MOOC semblait piloté par une « main invisible », exactement comme l’économie de marché, avec la liberté de produire et de consommer.

Dans ce marché ouvert aux nouvelles technologies, les geeks se sont taillés la part du lion. À décharge, il n’est pas aisé de mettre ses objectifs, sa participation, son investissement en adéquation avec le dispositif. Il n’en reste pas moins que ce MOOC aura été pour moi une expérience marquante. Je me rappellerai notamment des exhortations au partage, de la pertinence du déroulement du cours et des intervenants.

Il a été aussi largement question de l’enseignant du futur, plus médiateur, plus accompagnateur, plus formateur et surtout plus créateur d’activités d’apprentissage ou le « enseigner pour apprendre » comptera autant que le « apprendre à apprendre ».

Mon admiration va aussi vers le comité qui a capitalisé tout cet environnement d’apprentissage collectif à cette adresse :

https://sites.google.com/site/capitypa/

Assurément, ce chemin de l’information à la connaissance, des pédagogues l’ont pensé, un traité l’a érigé en projet de société, ce MOOC ITYPA l’a fait !

Dominique Thomas

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Auteur : christofbernard

Chargé de communication WEB - Union nationale des Maisons familiales rurales - 75009 PARIS

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