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SPACE Rennes : la MFR de Fougères présente son action à la conférence sur la transition agro-écologique

IMG_2460Dans le cadre du Salon SPACE de Rennes, qui mobilise chaque année une grande partie du monde agricole du grand Ouest, une conférence sur le thème du « Enseigner à produire autrement » était organisée par la DRAAF Bretagne, en présence de Philippe SCHNABELE directeur-adjoint de la DGER, et de différents représentants des 3 familles de l’Enseignement agricole (Public, CNEAP et MFR).

Edmond BOURGES et Jean–François OLIVIER, respectivement moniteur et chargé de mission à la MFR de Fougères, ont eu l’occasion de présenter leur action pédagogique pour sensibiliser les jeunes à cette « agro-écologie » mise en avant dans la nouvelle loi d’avenir pour l’agriculture qui vient d’être définitivement adoptée.

Pour introduire les débats, Philippe SCHNABELE a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas que « d’un simple effet de mode ». « Je crois à la pertinence de la double approche économique et écologique (…) mais il n’y a pas de recettes toutes faites, il faut apprendre aux futurs agriculteurs à gérer l’imprévisible » ajoute-t-il. Dans la promotion de l’agro-écologie, « Apprendre à enseigner autrement » est donc présenté comme un enjeu essentiel par Philippe SCHNABELE, qui propose les objectifs opérationnels suivants :

1-Adapter les référentiels
2-Valoriser les exploitations agricoles des établissements (entreprises supports de stages pour les MFR).
3-Valoriser les personnels, impulser des initiatives
4-Structurer une démarche régionale, favoriser les innovations pédagogiques

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Philippe SCHNABELE, directeur adjoint de la DGER

Michel MORIN, vice-Président de la Région Bretagne, a insisté de son côté sur la nécessité de faire évoluer les choses : « on ne peut plus enseigner le métier d’agriculteur comme on le faisait avant (..) Le produire plus et le produire mieux, ou autrement, sont indispensables ». Michel MORIN a également rappelé que l’agriculture était l’un des premiers responsables de l’effet de serre et du réchauffement climatique.

Danièle EVEN est vice-présidente de la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne : « en tant qu’agricultrice, représentant les agriculteurs », elle a souhaité rappelé quelques enjeux :
1-Le maintien des volumes de production
2-La réduction des coûts de production
3-La réduction des intrants
4-L’adaptation des différents systèmes de production
5-La meilleure prise en compte de la biodiversité

« Peu importent les mots, pourvu qu’on évolue sans dogmes et avec pragmatisme » ajoute-t-elle. Insistant sur l’importance de la formation, elle précise : « Il faut rendre les gens autonomes, capables de prendre des décisions et de s’adapter au changement ». Mme EVEN conclut enfin avec passion sur son métier : « Produire, c’est un beau mot, il faut le dire ! »

IMG_2471Danièle EVEN, vice-Présidente de la Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne

Des formateurs des 3 familles de l’enseignement agricole se sont ensuite succédé à la tribune pour présenter les actions déjà entreprises sur ce thème.

Les formateurs de la MFR de Fougères ont commencé par présenter leur partenariat organisé dans le cadre du MAR (Module d’Adaptation Régionale). Ce module aborde la question des agricultures alternatives (durable, écologique) et la question de la labellisation de certains produits « de niche ». « Familles, professionnels et membres du CA sont invités à s’associer à cette démarche » précise Edmond Bourges. « La question de la maîtrise des coûts de mécanisation est essentielle, on met en place des itinéraires techniques, TCS et semis directs » ajoute-t-il. Durant la durée de la formation (3 ans), des plans d’étude associant les tuteurs professionnels, des visites d’entreprises et des interventions permettent d’avancer vers le « produire autrement ».

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Au micro, Edmond BOURGES de la MFR de Fougères, avec à ses cotés Jean-François OLIVIER et Christine LAIRY

Pleinement associés à la démarche, deux intervenants invités par la MFR de Fougères sont venus compléter et illustrer les propos des formateurs. Christine LAIRY, du groupe d’étude et de développement agricole (GEDA 35), a insisté sur l’importance des échanges et des retours d’expériences : « l’important, c’est de vaincre l’isolement (…) En se réunissant, on agrandit le terrain d’expérience et on peut expliquer les échecs, en faisant parfois appel à des compétences extérieures ». Mme LAIRY précise également que sur le terrain, les stagiaires s’y retrouvent car leur travail se diffuse, contribuant à une certaine émulation. L’autre intervenant a été présenté par Jean-François OLIVIER, chargé de mission à la MFR de Fougères : « La spécificité des MFR, c’est qu’elles sont ancrées dans leur territoire, on développe des partenariats et on s’enrichit, Valorex et le réseau Bleu, Blanc, Coeur est un exemple typique de ces échanges possibles ». Stéphane DOUABIN, responsable développement chez Valorex, a poursuivi en présentant l’action de sa société, et sa volonté de « travailler avec les futures agriculteurs sur le thème de la biodiversité », « mais aussi de la biodiversanté » s’amuse-t-il à ajouter. Stéphane DOUABIN explique que sa société est là pour « faire connaitre ses productions ». « Nous avons besoin de ces cultures oubliées (…) c’est bon pour les assolements (…) et il y a des contrats en face car nous aurons besoin d’agriculteurs pour les développer » ajoute-t-il. Jean-François OLIVIER conclut : « Grâce à des témoignages d’exploitants, producteurs et utilisateurs (lin, lupin, févrolles), nous avons pu ouvrir des horizons différents en direction des jeunes en formation initiale et continue. »

Des représentants du CNEAP et des Lycées agricoles publics ont présenté leurs « bonnes pratiques » sur le thème de l’agro-écologie. Les premiers ont présenté les parcelles expérimentales du Lycée de La touche, tandis que les seconds ont abordé d’une part le lien possible entre biodiversité et pratiques professionnelles lors de séquences pédagogiques novatrices (production de documents à l’attention des professionnels par exemple) et d’autre part l’ouverture de partenariats avec les chambres d’agriculture, pour proposer aux agriculteurs des diagnostics réalisés par les élèves (par exemple sur les éco-bordures au Lycée St Aubin du Cormier). « L’enseignement professionnel peut également enrichir le regard des chercheurs » a notamment tenu à souligner Yves Le Roux, formateur au Lycée de Saint-Aubin du Cormier.

Au terme de cette conférence, Philippe SCHNABELE a tenté de réaliser une synthèse de ces tables rondes, en relevant « une grande diversité des démarches, des approches toujours globales ». Il a conclu sur « l’importance du volet humain » soulignant que « c’est une affaire de conviction individuelle, mais cela met en jeu également le travailler ensemble, il faut réconcilier différents publics ».

IMG_2491Dans la salle, de nombreux représentants de MFR étaient présents, qu’ils soient moniteurs, directeurs, administrateurs ou cadres de la Fédération régionale ou de l’Union nationale

Accéder à l’article présentant une journée au SPACE avec les MFR de Bretagne


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Salon agricole : une journée dans « LE SPACE » avec les MFR de Bretagne

Le SPACE de Rennes est le salon international de l’élevage qui rassemble tout le grand Ouest de la France. Comme chaque année, la Fédération régionale des MFR de Bretagne tient un stand en partenariat avec EDT (Entrepreneurs des Territoires) et l’APRODEMA. Lire la suite


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« Des solutions pour les jeunes décrocheurs » à l’UNAF : les MFR étaient présentes

anlciDans le cadre des journées nationales Agir ensemble contre l’illettrisme, et en présence du coordinateur national de l’ANLCI, Eric NEDELEC (photo ci-contre), l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) organisait le 16 septembre une conférence sur le thème du « décrochage scolaire ». Les MFR participent depuis maintenant plusieurs années à l’amélioration de « l’accrochage » scolaire et au suivi des décrocheurs, notamment dans le cadre des enquêtes menées dans l’enseignement agricole par le ministère. Mais au delà des statistiques, le suivi et le devenir des jeunes est une priorité du mouvement des Maisons Familiales Rurales, comme l’a rappelé le président de l’Union nationale des MFR, Xavier MICHELIN, dans son rapport d’orientation d’avril 2012.

Decro1Après l’introduction de Rémy GUILLEUX, Président de l’UNAF, cette journée a débuté par une intervention de Jean-Marie PETITCLERC, fondateur et directeur de l’association LEVALDOCCO qui accompagne les jeunes de différents quartiers dits « sensibles ». Sur un flux d’environ 750 000 jeunes, 150 000 décrocheurs dont 80 000 ne maîtrisent pas les socles fondamentaux, Jean-Marie PETITCLERC ose une comparaison avec le secteur automobile : « quelle entreprise confrontée au rappel de 80 000 autos sur une production de 750 000 véhicules ne se remettrait pas immédiatement en cause ? ».

Voici quelques extraits de son intervention :

« Le dysfonctionnement vient de l’école, on peut parler d’école décrochante et non de décrocheurs (…) La culture de la cité, une culture entre pairs, est de plus en plus prégnante, ce qui pose des difficultés, elle envahit l’école et marginalise les familles. Un de droits fondamentaux des enfants au 21ème siècle devrait être le droit à la cohérence des adultes qui l’entourent, il est dangereux que ceux qui représentent les valeurs se contredisent les uns les autres (…)

On parle de crise depuis 40 ans, ce n’est plus une crise, mais une véritable mutation (…) On peut faire le parallèle avec ce que Jean BOSCO décrivait au 19ème siècle, et son intuition de l’époque : de la même façon que les jeunes parvenaient difficilement à se projeter vers les lignes fumantes de l’horizon du 19ème, face aux turbulences de la jeunesse aujourd’hui comment se projeter dans l’avenir ? (…) Plus rien ne sera comme avant, un seul mot d’ordre qui vaut encore aujourd’hui : la qualité de la relation entre les adultes et les jeunes, sa dimension affective qui est largement sous-estimée aujourd’hui dans le cadre pédagogique (…)

L’autorité est de moins en moins liée au statut mais à la qualité de la relation. La professionnalisation des professeurs, avec un accent mis plutôt sur la didactique au détriment de la pédagogie, a entrainé une dés-implication dans la relation affective. Les élèves n’écoutent pas, absorbés par d’autres préoccupations, il y a une crise de sens : que vont changer 2 profs de plus par collège ? (…)

De nombreux jeunes sacrifient leur intelligence pour préserver leurs alliances, dans certains quartiers, il est dangereux d’être premier de sa classe ! (…) Quand l’un d’entre eux parle français « oh, tu parles comme une fille ! » et aussitôt ils ajoutent des insultes pour reprendre leur statut dans le groupe (…) Le système de notation ne met pas en valeur les progressions, personne ne dit aux jeunes qu’un 6 en 4ème, ça vaut un 18 en 6ème (…) On relève la barre au fur et à mesure si bien qu’on ne mesure jamais les progressions (…) Dans les pays nordiques on évalue les savoir-faire, en France on mesure les manques, la marge qu’il reste à franchir pour atteindre le niveau attendu. On confond également précocité et intelligence (…) Einstein aujourd’hui aurait été orienté en SEGPA avec nos critères, il a eu besoin de temps pour se développer ».

Selon Jean-Marie PETITCLERC, le processus de décrochage se déroule en 3 étapes :

  • Une phase de dés-intéressement, suivi d’un absentéisme « parfois organisé par l’école » selon lui (dans le cas d’un renvoi), la consommation de cannabis accentuant le processus en impactant la concentration et les capacités.
  • Une phase d’affranchissement de l’obligation. Facilité paradoxalement par l’éloignement géographique lié aux renvois multiples. Dans cette phase, le jeune risque d’être happé par l’économie parallèle. « Il est frappant de voir qu’il est soumis à des convocations, à des tentatives de raccrochage alors même qu’il goûte la liberté… » nous confie-t-il.
  • Le temps passant, le jeune commence à se dire « où ça me mène tout ça ? » mais il a plus de 16 ans et n’est plus soumis à l’obligation de scolarité, « l’institution se démobilise, et c’est trop tard » selon Jean-Marie PETITCLERC.

peticlerc1Jean-Marie PETITCLERC avance quelques pistes de solutions :

  • Renforcer la présence des adultes, en associant des bénévoles, les familles.
  • Renforcer la mixité sociale« il existe un lien entre mobilité dans l’espace et mobilité sur un projet » précise-t-il.
  • Valoriser les savoir-faire, revoir l’idéologie du collège unique, en mettant en œuvre des pédagogies différenciées. Améliorer la formation des enseignants, en accordant une part plus grande à la pédagogie. Réconcilier école et entreprise, remettre à jour les manuels d’économie : « dans les manuels de seconde en économie, on relève encore que dans l’entreprise tout ce qu’on obtient vient de la lutte ».

Un brin provocateur, il ajoute en anecdote un échange avec un jeune apprenti : « Mon patron m’a demandé de balayer ! Bah oui et alors ? C’est honteux, je ne suis pas son esclave ! Bah, qui a balayé alors, ton patron ?  Oui ! ». « Comment s’étonner alors parfois que les patrons hésitent à prendre des apprentis…» commente-t-il et il ajoute : « on a trop de réglementations et on est dans l’hyper-protection : on oublie le principe de responsabilisation. »

eschetSeconde intervenante de la matinée, Marianne ESHET, directrice de la Fondation SNCF a souligné le fait que le monde de l’entreprise avait aussi sa place au moment de cette « mutation », présentant l’action de la Fondation SNCF comme une « alliance de mécènes pour l’éducation, dans un esprit village ».

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En début d’après-midi, l’intervention de Paul-Marc REMY, de la DGESCO (Direction Générale de l’Enseignement Scolaire), a permis d’aborder la question de la politique mise en place par l’Etat, au regard des enjeux de la problématique du décrochage (photo ci-dessus).

Paul-Marc REMY pose un double constat :

  • En 2012, 11.6% de la population des 18/24 ans en France a quitté prématurément le système scolaire sans diplôme ni emploi (source EUROSTAT). Dans le cadre du plan « Europe 2020 », objectif est de passer sous les 10%.
  • Chaque année, 140 000 jeunes de plus de 16 ans quittent l’école sans avoir obtenu leur diplôme (niv. 5 et 4). L’objectif de François HOLLANDE est de réduire ce chiffre de moitié. Selon les différentes études PISA, les origines sociales des jeunes pèsent fortement sur les résultats. « Une cartographie du CEREQ présente les zones à risque de décrochage » indique-t-il (atlas consultable ici).

Voici quelques extraits de cette intervention :

« Pour arriver à l’objectif fixé, il faut mettre en place des alliances éducatives, l’école doit s’ouvrir (…) Par exemple des expériences ont été menées pour laisser le dernier mot aux familles dans le choix d’orientation en fin de 3ème, pour éviter les orientations non choisies (…) L’école ne peut pas faire tout toute seule, d’où l’importance de la co-éducation, les multi-partenariats sont privilégiés, on pourrait même en faire une grande cause nationale (…) La remédiation est primordiale, y compris aux yeux du législateur : l’article 14 du code de l’éducation a été remanié en profondeur (…) Il a inscrit le droit de retour vers l’école, soit en formation initiale, soit sous un autre statut (…)

Le SIEI est un système qui croise les données qui sont transmises aux plateformes locales de lutte contre le décrochage, dirigées principalement par les CIO (…) Il existe également un site pour les jeunes, masecondechance.onisep.fr (…) Le réseau FOQALE est une organisation de l’éducation nationale à l’intérieur des plateformes, il tente de trouver des places disponibles en cours d’année, tout en évitant un deuxième échec (…) Il y a des sas de réorientation ou des structures de retour à l’école de type école de la nouvelle chance, micro-lycées, pédagogie adaptée, principalement classes de 1ères/terminales (…) Il y a également le service civique, engagement volontaire d’un jeune sur une mission d’intérêt général sur une durée de 6 mois à 1 an (24h/semaine), avec un tuteur de l’éducation nationale (…) Parfois il peut s’agir d’une formule combinée, mi-temps en Lycée Professionnel, mi-temps en service civique (…) Le Code des marchés publics prévoit, dans le cadre d’appels d’offres, une clause sociale qui contraint l’entreprise, elle peut par exemple organiser un parcours de découverte du monde professionnel. »

Paul-Marc REMY est revenu ensuite sur les chiffres de l’année 2013 :

  • 180 000 jeunes décrochés contactés
  • 100 000 entretiens
  • 34 000 FOQALE (20 000 retour FI diplômante – 3000 service civique – 11 000 mission générale d’insertion, qui ont encore une mission de lutte contre le décrochage scolaire).

Paul-Marc REMY a ensuite indiqué qu’une évaluation partenariale avait été mise en place dans le cadre de la MAP (modernisation de l’action publique). L’audit a débouché sur la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. « Les régions vont dès 2015 co-piloter l’animation des plateformes de lutte contre le décrochage scolaire, à travers des conventions passées entre les recteurs et les préfets et présidents de Région (…) Cela devrait déboucher sur un plan d’action national de lutte contre le décrochage scolaire (…) De nouveaux chantiers qui prendront en compte les portefeuilles de compétence » ajoute -t-il pour conclure.

Suite à une intervention dans la salle, Paul-Marc REMY est revenu sur la question du « droit au retour à la formation » et sur la mise en place du CPF (Compte Personnel de Formation) qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015 : « ce droit à la formation est attaché à la personne et non plus au statut, ce qui est révolutionnaire, les régions devront répondre à ce type de demande, et non plus seulement à des prescriptions. »

Ensuite, c’est Joël CANTAUT, proviseur du Lycée Alfred Kästler et en son sein du Lycée de la nouvelle chance, responsable de réseau FOQALE, qui a livré son expérience.

Voici quelques extraits de cette intervention :

« A la racine du projet, il y avait les micro-lycées de l’académie de Créteil (…) Il y avait un manque dans l’académie de Versailles, qui représente pourtant 10% des effectifs nationaux (…) Notre structure est plus hiérarchique mais garde le même esprit (…) Le droit au retour à la formation est très important, nous rescolarisons (…) Il y a un manque dans la voie professionnelle. »

Joël CANTAUT a présenté ce qui lui paraissait fondamental dans son action :

  • Le respect des règles : respect du cadre, même dans un lycée de la nouvelle chance
  • Un temps de transport adapté, compatible avec une scolarisation
  • Un accueil de jeunes de 17/24 ans, majoritairement masculins (les garçons sont plus touchés par le décrochage scolaire), un public fragile socialement/psychologiquement.

Il a conclu son intervention en battant en brèches quelques idées reçues : « il y a aussi des absentéistes qui ont eu leur bac (…) ils ont simplement eu besoin d’une pause pour travailler, pour des raisons de santé (…) Parfois, on est hors-la loi, j’ai vu par exemple un ancien de SEGPA qui a eu son Bac ». En tous cas, Joël CANTAUT annonce de bons résultats pour sa dernière promo « de la nouvelle chance » : 78% de réussite au BAC !


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Salon agricole : les MFR de la Sarthe ont fait leurs « 4 jours du Mans »

lemans11Fidèles au poste, les MFR de la Sarthe ont tenu comme chaque année un stand à la Foire des 4 Jours du Mans. Un cocktail a été offert le vendredi 12 septembre, à l’occasion de l’exposition des « agricultures québécoise et roumaine » présentée de BTSA ACSE de la MFR de Bernay en Champagne. Ce sont les élèves de Bac Pro SAPAT (Services aux Personnes et aux Territoires) de la MFR de Fyé qui ont assuré le service de façon très professionnelle !
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L’engagement des MFR d’Aquitaine aux Terres de Jim

terreJim Bataille est la mascotte qui a créé le lien entre le monde agricole et le grand public pendant 4 jours du 4 au 7 septembre 2014 à Saint Jean-d’Illiac, près de Bordeaux.

Les Maisons Familiales Rurales étaient auprès des Jeunes Agriculteurs lors des Terres de Jim, une manifestation agricole internationale pour faire connaitre l’agriculture et parler des métiers sur un espace aménagé de près de 300 hectares. Cet évènement a fédéré le monde agricole, a mis en valeur la richesse le territoire aquitain au travers d’un univers pédagogique interactif, d’une distribution de produits, du thème de l’année internationale de l’agriculture familiale et de la finale mondiale de labours.

Les MFR d’Aquitaine, bénévoles auprès des jeunes agriculteurs se sont mobilisées pour faire partager une passion, valoriser le monde agricole et être au service d’une agriculture tournée vers le bien-être des citoyens. Leur participation s’est concrétisée par la préparation de la manifestation ainsi que leur présence sur le stand de la DRAAF représentant l’ensemble de l’enseignement agricole.

113 élèves des MFR des Eglisottes, de Blaye et de Lesparre en Bac Pro Services aux personnes et aux territoires se sont impliqués dans l’accueil et l’accompagnement des scolaires. 40 élèves des MFR de Thiviers, de Périgueux, d’Aire sur Adour, de Bourgougnague et de Saint-Yzans ont pu mettre en avant leur passion en participant à la préparation, l’animation du pôle végétal et animal, au labyrinthe de maïs en fonction de leur filière professionnelle.

Les 21 élèves en BTSA ACSE et TC  à la MFR Périgueux étaient hébergés en tentes au camping des Terres de JIM. Bénévoles pour la logistique et l’animation, les élèves ont aidé les JA à installer les stands, drapeaux, ou à gérer les entrées visiteurs, buvette, repas des bénévoles. En animation, les élèves ont tenu deux stands pour la promotion des produits de Dordogne : Noix du Périgord, Veaux sous la mère label rouge. Ils ont partagé tous les secrets de l’élevage du fameux Veau sous la mère Label Rouge avec le grand public. Et lui a fait découvrir la saveur irrésistible de ce produit de choix. Les journées et les soirées ont été fatigantes mais intéressantes et surtout cela a été l’occasion de rencontrer et de discuter avec les JA de Dordogne et d’Aquitaine.

La manifestation a été l’occasion pour les élèves de la MFR de Périgueux de valider des actions commerciales essentielles à l’obtention de leur diplôme et de participer activement au plus gros rassemblement de Jeunes Agriculteurs (JA) jamais réalisé.

Deux élèves d’Aire sur Adour et de Thiviers ont montré leur savoir-faire en finissant 2ième et 3ième à la finale nationale du concours 10 de conduite organisé par Groupama (voir communiqué en bas de page).

Les élèves de la MFR de Bourgougnague ont participé à différentes activités lors de la manifestation Terres de Jim :

  • Préparation du chapiteau pour le championnat du monde des labours
  • Visite des entrepôts
  • Installation de la signalétique
  • Livraison des buvettes
  • Installation des barrières
  • Soins aux animaux, hygiène, alimentation

Leur implication a créé une solidarité au sein du groupe classe, ils ont pu échanger avec les professionnels et participer à toute la logistique, à l’organisation d’une telle manifestation. Expérience très enrichissante.

Un élève de MFR a pu également échanger avec le Premier Ministre Emmanuel Valls sur son parcours scolaire et son projet professionnel le 6 septembre lors de sa présence ainsi que de celle du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll (photos ci-dessous).

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Communication de Groupama concernant le Championnat 10 de Conduite Rurale :

« Le vendredi 5 septembre 2014, les 24 finalistes de la 29ème Finale du Championnat de France Scolaire de 10 de Conduite Rurale se retrouvaient sur les Terres de Jim en Gironde à Saint Jean d’Illac pour disputer les épreuves théorique et pratique de cette finale.

TERRES DE JIM 054Résultats :

Récompensé par le Pdt Jean Yves DAGES avec 178,5 points au compteur sur un total possible de 200 points, Dorian ROGER du LEGTA du Chesnoy à Montargis (45) représentant Groupama Paris Val de Loire, est le Champion de France 2014 après un parcours très remarqué, tant en théorie qu’en pratique.

Pour compléter le podium, un tir groupé des MFR :
• Maxime LASSIS de la MFR d’Aire sur Adour (40) termine en deuxième position avec 169,5 points représentant Groupama d’Oc, Par son attitude et son comportement « Sécurité », Il est également récompensé par le Prix du Civisme remis par notre partenaire, la Police Nationale.
• Antoine MARIAUD de la MFR du Périgord Vert à Thiviers (24), représentant Groupama Centre Atlantique, termine à la troisième place avec un total de 166 points.

[Informations et photos aimablement transmises par les MFR de la Région Aquitaine, par Théo OOSTERLAKEN, Directeur de la Maison Familiale Rurale d’Aire-sur-Adour, et Florence LAFON, directrice de la FDMFR Gironde]


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Enseignement agricole : le ministre fait sa rentrée en Maison Familiale Rurale

Le ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane LE FOLL, a choisi deux MFR de la Sarthe pour rencontrer des jeunes de l’enseignement agricole le vendredi 12 septembre.

bandeau1 Lire la suite


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Cohésion de groupe à la Maison familiale rurale de Goven : camping et parrainage !

2 jours et 1 nuit au camping, ça crée des liens !

IMG_3368Depuis le mois de juillet, l’équipe de la MFR de Goven réfléchit à l’organisation de la cohésion du groupe Bac Pro Services Aux Personnes et Aux Territoires (SAPAT). Comment accueillir et accompagner les nouveaux élèves dans la découverte de la Maison Familiale et du Service aux Personnes ? Comment valoriser et responsabiliser les « anciens » ? Comment faciliter les échanges entre 2nde et 1ère, et entre élèves et formateurs ?

Pour répondre à ces interrogations, 2 idées « phare » ont germé : le parrainage et… le camping ! Les élèves sont donc partis 24 heures au camping du Domaine de Trémelin, à quelques kilomètres de la MFR. Cet hébergement collectif et insolite a favorisé les rapprochements en mutualisant le matériel à disposition : toiles de tente, matelas, duvet… « Qui a un gonfleur à me prêter ? » « J’ai une tente 4 places, qui dort avec moi ? » L’installation du campement a déjà permis d’établir des liens entre élèves. Puis, des jeux de cohésion et de connaissance mutuelle ont amené les jeunes de la classe de première à découvrir leur filleul chez les jeunes de seconde.

Ce parrainage va se poursuivre tout au long de l’année au sein de la MFR, en multipliant les échanges et les conseils des aînés face à la recherche des stages, à la vie en collectivité…

[Article aimablement transmis par Fabienne BEC, monitrice à la MFR de Goven]