Le blog des Maisons familiales rurales

MFR


Poster un commentaire

Soutenance des mémoires « DAR » pour les directeurs de MFR

IMG_2857Le jeudi 13 novembre 2014, onze directeurs de Maison familiale rurale sont venus à Paris présenter leur mémoire DAR (Directeurs Animateurs Réseaux MFR). Cette formation, mise en place il y a déjà quelques années et destinée à des directeurs déjà expérimentés, permet aux participants de capitaliser l’expérience d’une direction reconnue et de se mettre en dynamique prospective.

Echanges entre pairs, tutorat, temps rédactionnels : les dispositifs mis en place permettent une prise de recul sur la fonction, en appréhendant la MFR en tant que système complexe et en développant l’esprit d’anticipation. Parmi les jurys réunis le jour de la soutenance, on comptait de nombreux directeurs de fédération, des représentants de l’UNMFREO et de l’ANFRA, dont son Président Pierre Pivotski.

Publicités


Poster un commentaire

Des formations de saisonniers pour toute l’année au Centre de formation « Emeraude compétences » de Saint-Malo (MFR)

natAprès avoir lancé il y a deux ans une étude sur la saisonnalité des salariés dans le pays de Saint-Malo, le Centre de formation Émeraude compétences (MFR) en a conclu que certains emplois pouvaient être complémentaires à l’année.

« En travaillant d’octobre à mars, dans le maraîchage, et du premier week-end de Pâques à septembre, dans l’hôtellerie, les saisonniers ne vivent plus une situation précaire », explique Nathalie Bordereau (photo ci-contre), directrice de cette association, qui dépend des Maisons familiales rurales (MFR).

(Lire cet article sur Ouest-France : Saint-Malo. L’hiver dans les champs et l’été au camping).

[Information aimablement transmise par Nathalie Bordereau, directrice du Centre de formation Emeraude Compétences de Saint-Malo]


Poster un commentaire

A la MFR d’Aubigny-sur-Nère, une formation très « sécurisante »

DSCN2626Le lundi 25 novembre dernier, la MFR d’Aubigny-sur-Nère a accueilli son premier groupe de stagiaires en formation pour un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Agent de Prévention et de Sécurité.

Ce démarrage couronne un parcours de plusieurs mois de travail intensif afin d’ouvrir un nouveau secteur d’activités pour la MFR, et au sein de la Fédération Régionale des MFR Centre – Ile de France : celui des formations à la sécurité.

Le souhait des responsables de la MFR était de ne pas « vivre » sur une seule spécialité professionnelle. Par ailleurs, la MFR étant à l’écoute des besoins de son territoire, le constat a été fait que l’offre de formation manquait localement autour des métiers de la sécurité. Ce domaine d’activités étant fort peu représenté au sein de notre mouvement, l’équipe, emmenée par son directeur Philippe AIME et le conseil d’administration, accompagnés de la fédération régionale, se sont engagés dans un programme de développement de ce secteur, nouveau pour tous ces acteurs.

Des visites d’études ont été effectuées vers des sites, ailleurs en France, où étaient conduites de telles formations. Des professionnels locaux ont été rencontrés, et ont participé aux travaux du comité de pilotage mis en place. Le conseil régional s’est vu proposer une offre spécifique dans le cadre de son appel à projet biennal, pour un CQP d’agent de prévention et de sécurité (CQP APS).

Une partie de l’équipe avait son propre programme de développement de compétences, et le directeur, l’équipe, aussi bien que le conseil d’administration, ont investi l’énergie requise pour mener le projet à bien. En effet, l’agrément CQP est délivré sous réserve de disposer d’un matériel adéquat permettant à la MFR de conduire l’ensemble du parcours jusqu’à la certification car le CQP ne peut en aucun cas être sous-traité sur le plan matériel.

Au final, après de lourdes procédures en vue d’obtenir les agréments nécessaires, et grâce au soutien appuyé de l’UNAFOS (Union Nationale des Acteurs de Formations à la Sécurité) à laquelle la MFR a adhéré, un « bouquet » de formations ressortissant de différents domaines de la sécurité est proposé :

  • des formations « longues » comme le CQP APS, fer de lance du dispositif ;
  • des formations de moyenne durée, comme les SSIAP, le monitorat SST,… ;
  • des formations courtes : équipiers de première intervention, maniement d’extincteurs, brevet SST, recyclages, maintien et actualisation des compétences,…

 L’arrivée du secteur de la sécurité dans le panorama des formations que propose la Fédération des MFR Centre – Ile de France fait souffler un vent nouveau sur la formation tout au long de la vie dans cette région…

[Article aimablement transmis par Philippe AIME, directeur de la MFR d’Aubigny-sur-Nère]


1 commentaire

Philippe Meirieu auditionné par le « Collectif des présidents pour l’amélioration de la formation professionnelle »

Meirieu_mfrPoursuivant son cycle d’auditions, le COLLECTIF DES PRÉSIDENTS pour l’amélioration de la formation professionnelle, présidé par Yves ATTOU, a auditionné lundi dernier Philippe MEIRIEU dans les locaux de l’UNMFREO (dont le président, Xavier MICHELIN, est lui-même inscrit dans ce collectif).

En véritable « fil rouge » de ses réflexions, le Collectif des présidents a pour objectif de « redonner du sens » à la formation professionnelle et ambitionne de faire entendre la voix de la société civile sur ce thème.

C’est donc dans ce contexte que Philippe MEIRIEU, chercheur en Sciences de l’éducation et vice-Président de la région Rhône-Alpes chargé de la formation tout au long de la vie, est venu apporter son éclairage sur les enjeux de la formation professionnelle aujourd’hui.

Celui-ci est tout d’abord revenu sur les choix historiques qui tracent aujourd’hui encore les contours de l’école et font selon lui du système scolaire une « structure nationale invariante et invariable à laquelle tout est mêlé ». Ainsi, « l’éducation est souvent confondue avec l’école (…) et la formation continue ne représente que très peu de choses dans la nouvelle loi sur la refondation de l’école » regrette Philippe MEIRIEU. D’autre part, il remarque que la « forme scolaire est prédominante partout »

P. MEIRIEU a ensuite rappelé la nécessité pour la formation professionnelle de conjuguer une triple finalité entre trajectoire personnelle (nécessitant mise en confiance, approfondissement, accompagnement), trajectoire professionnelle (mettant en jeu l’employabilité) et trajectoire culturelle (tentant ainsi de répondre au retard pris dans ce domaine par une grande partie de la population selon lui).

Il a par ailleurs souhaité interroger deux termes très utilisés en formation, individualisation et compétence, non pour les dénoncer mais plutôt pour mettre en lumière certaines dérives possibles. Le premier de ces termes met en jeu selon P. MEIRIEU un système de « détection-dérivation » qui peut amener en effet à de l’exclusion dans le cadre de la mise en place d’indicateurs mesurant les taux de réussite par exemple… « Pas de formation sans structuration et accompagnement extrêmement ferme du collectif » affirme-t-il. Le terme « compétence » comporte quant à lui le risque selon P. MEIRIEU de l’atomisation et du découpage de la formation. « On peut finir par découper tellement que l’objectif-évaluation écrase la situation d’apprentissage » insiste-t-il.  P. MEIRIEU ajoute que « le temps d’apprendre n’est plus pensé dans sa spécificité avec ses silences, ses hésitations, son humaine condition (…) la notion d’alternance n’est plus réellement interrogée dans sa complexité (…) la notion d’oeuvre et de chef d’oeuvre disparait ».

Revenant également sur le système de la formation pour adultes en France, Philippe MEIRIEU a affirmé la nécessité de le simplifier, dénonçant un certain manque de fluidité dans les relations verticales et horizontales entre les différents acteurs de la formation. Il a enfin regretté le « mauvais signal » donné par l’absence actuelle de ministre pour la formation professionnelle, après le récent départ de Thierry REPENTIN…


Poster un commentaire

Restauration en MFR de Basse-Normandie : les responsables se forment sur les approvisionnements de proximité et la lutte contre le gaspillage

Photos groupe restauration responsable (3)12 salariés représentants 10 MFR (Maisons Familiales Rurales) de Basse-Normandie se sont rassemblés vendredi 22 mars dernier à la MFR la Bagotière (14), pour une session de formation visant à permettre une plus grande valorisation des productions locales et une éducation des jeunes afin de limiter le gaspillage alimentaire.

Echanges et témoignages ont été particulièrement appréciés des participants qui demandent à se revoir plus régulièrement sur de tels sujets. Ces derniers sont repartis avec des idées et des ressources concrètes  pour augmenter la part des approvisionnements locaux dans leur restauration, à l’instar du site  www.offrealimentaire-normandie.fr ou encore les noms des chargés de mission dans les Chambres d’Agriculture de l’Orne, de la Manche et du Calvados. La rencontre a également permis une meilleure connaissance des « challenges culinaires », accessibles aux acteurs de la restauration des MFR et des établissements scolaires en Normandie.

Bien manger en Normandie

On retient particulièrement le concours de création de Menus Normands Equilibrés et la Fête du Bien Manger en Normandie (1) de l’IRQUA (Institut de la Qualité Alimentaire), ouverts aux chefs de cuisine de tous les établissements scolaires. Le challenge Laurent Fléchard de l’ANEA – Association Normande des Entreprises Alimentaires (2) -, permet quant à lui de mobiliser élèves et apprentis autour d’actions solidaires en faveur d’une meilleure alimentation des personnes les plus démunies. Les MFR de Valognes, de Saint-Sauveur-Lendelin dans la Manche et d’Argentan dans l’Orne s’y sont déjà impliquées. En termes de lutte contre le gaspillage alimentaire, certaines MFR ont pu témoigner d’avancées concrètes et efficaces. Le secret du succès de ces démarches citoyennes étant l’adhésion des responsables de l’établissement dans un projet construit avec les acteurs et en tout premier lieu les élèves eux-mêmes. Des accompagnements sont possibles : CREPAN, ADEME… A la MFR de Maltot, le gaspillage alimentaire est ainsi passé de 57 grammes par repas et par personne, « l’équivalent de deux tonnes d’aliments sur l’année, le poids de 3 vaches ! », souligne Sophie Theunynck, adjointe de direction, à 39 grammes seulement. Une performance quand l’on connaît les chiffres repères du gaspillage alimentaire en restauration scolaire, parfois supérieurs à 150 grammes par repas et par personne ! A la MFR de Coutances, une plus grande part d’approvisionnement de proximité et une politique de lutte contre le gaspillage ont permis une économie de plus de 10 000 euros sur l’année… Engagez-vous !

(1(1)   Du 13 au 17 mai 2013. IRQUA : tél 02 31 47 22 52 ou sdreux@irqua-normandie.fr

(2(2)   ANEA : Tél : 02 31 47 22 05

classeur recettes (3)

[Un article aimablement transmis par Paul Létondot – Resp. Communication FRMFR Basse-Normandie]